Tourisme vert
Publié le 5 Juillet 2016 à 15h15 - 568 aff.

Saint-Jory-las-Bloux

A la charnière du Périgord Blanc et du Périgord Vert, Saint-Jory-Las-Bloux associe paysages verdoyants, sources et plateaux calcaires, domaines de la truffe et autrefois terroirs de vignobles réputés.

Le territoire de Saint-Jory-Las-Bloux a dû être un lieu de passage important dès l’Antiquité comme la toponymie locale semblerait le confirmer. Les lieux-dits “Lapouge” et “Les Maisons” seraient situés sur l’itinéraire d’une ancienne voie romaine. Le terme “pouge”, dérivé de l’occitan “pougeas” désigne un chemin sur des crêtes empruntant le plus souvent une ligne de partage des eaux. Cela correspondrait ici à la vallée de l’Isle, entre Corgnac et Coulaures. Ainsi, il y aurait eu un relais d’étape aux “Maisons”.

Une visite s’impose dans ce coin du Périgord vert, pour découvrir les charmes du bord de l’Isle, le vieux pigeonnier de Verdeney ou la source et le château de Glane.

Le bourg de Saint-Jory est composé de quelques vieilles maisons groupées autour de l’église et du château, ces deux édifices ne formant quasiment qu’un seul et même ensemble. La communication de l’un à l’autre s’effectuait grâce à une chapelle dont l’usage était réservé aux maîtres des lieux.

Comme il se doit, l’église romane est dédiée à Saint Georges qui a donné son nom à la paroisse. En effet, Saint-Jory est une variante dûe à la prononciation en dialecte périgourdin. Quant à la signification de “Las Bloux”, il s’agirait d’une interprétation méridionale du mot germanique “bloc” désignant une colline.

Le château comprend trois tours des XVème et XVIème siècles et un corps de logis des XVIIème et XVIIIème siècles. Ainsi, chaque génération de châtelains a procédé à des transformations ou des agrandissements. La présence d’un manoir à St Jory est attestée depuis le XIVème siècle, mais son histoire reste méconnue jusqu’au règne de Henri IV. En 1606, il appartenait à Jean Chevalier, écuyer, seigneur de Saint Jory, puis il devint la possession de Jean Captal de Saint-Avit en 1629.

Eugène Le Roy s’est inspiré des moulins des bords de l’Isle dans son roman “le moulin de Frau” dont une partie de l’action se déroule au château de “Puygolfier” qui n’est autre que Saint-Jory-Las Bloux.

La fontaine Saint Georges: Située à la sortie du bourg en allant vers Corgnac, après l’entrée du cimetière, elle est cachée dans les herbes à droite, dans le premier virage. Cette fontaine miraculeuse avait la réputation de guérir certaines paralysies infantiles ainsi que les verrues, mais aussi d’aider les filles à trouver un mari.

La forêt enchantée: elle est traversée par le chemin de randonnée n°1. C’est un lapiaz à aspect ruiniforme qui résulte de l’érosion calcaire dolomitique.

Les anciennes mines de fer: situées à l’est du village “Les Maisons”, elles sont traversées par le chemin de randonnée n°2. Dans la forêt, le sol est comme bouleversé par un bombardement: ce sont les vestiges des anciennes mines de fer.

Bibliographie: “Excideuil et son pays”, page 151, par Merveilleusement Excideuil - Éditions de la Tuilière.

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